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LE
COUDRAY-MONTCEAUX.
| Embouteillage
sur la Seine |
Trop
vétuste, l'écluse est tombée en panne. Elle
bloque la circulation de centaines de péniches
depuis mercredi.
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ATTENTION, avis de tempête sur la Seine. Hier
après-midi, une quarantaine de bateliers bloqués
au barrage du Coudray-Montceaux ont piqué une
grosse colère. Depuis mercredi, la navigation est
arrêtée sur près de 150 km de la haute Seine,
entre Paris et Nogent-sur-Seine. Résultat, des
centaines de péniches coincées en amont et en
aval.
En cause : l'écluse du Coudray, dont les portes ne
parviennent plus à s'ouvrir. Un lieu stratégique
par lequel transitent 50 à 70 péniches
transportant 1 000 à 2 000 t de marchandise chaque
jour. Soit l'équivalent de 1 350 camions. Autant
dire qu'un embouteillage monstre s'est créé sur la
Seine. « On connaît de sérieux problèmes sur
cette écluse, depuis lundi notamment. Le circuit
hydraulique qui manœuvre les portes ne fonctionne
plus correctement », tente d'expliquer Lucette
Lasserre, chef de l'arrondissement Seine-amont des
Voies navigables de France, aux mariniers furieux.
« Ce n'est pas la première fois que ça arrive !
On a tout le temps des problèmes ici. Lundi, j'ai déjà
été arrêtée quatre heures pour passer l'écluse.
Là, ma péniche est bloquée depuis mercredi midi
», s'irrite Macha, une batelière.
Des voies mal entretenues pendant des années
Tous pointent du doigt la vétusté des
installations. « J'ai navigué pendant douze ans en
Allemagne, Belgique et Hollande. Là-bas au moins,
les voies sont bien entretenues et on n'est pas
obligé de payer de droits de canaux. En France, non
seulement on a des problèmes avec des écluses cassées,
mais en plus on doit verser jusqu'à 3 000 € par
mois pour pouvoir naviguer ! » dénonce Fabrice
Deloffre, coincé au Coudray depuis mercredi.
Du côté des VNF, on fait son mea culpa : « Les
voies navigables ont été abandonnées pendant des
années au profit de la route. On a beaucoup de
retard à rattraper. Tout le réseau en Seine-aval a
déjà été refait. Maintenant, c'est au tour de la
Seine-amont, de Paris jusqu'à Nogent-sur-Seine. Il
était temps car le trafic fluvial ne cesse
d'augmenter : le nombre de tonnes transportées sur
la haute Seine a progressé de 20 % cette année »,
se réjouit Lucette Lasserre.
En 2008, VNF prévoit de remettre à neuf le barrage
du Coudray-Montceaux. Des travaux qui doivent durer
jusqu'à fin 2009. Hier soir, certaines portes de l'écluse
ont pu être remises en route et les bateaux évacués
au compte-gouttes. Mais VNF a préféré ne pas
lever l'arrêt de navigation, craignant une nouvelle
avarie.
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Le
Parisien , vendredi 02 novembre 2007
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BARRAGE
DU COUDRAY-MONTCEAUX, HIER. Une quarantaine de péniches
sont bloquées. Le circuit hydraulique qui
manoeuvre les portes de l'écluse ne fonctionne
plus correctement. (LP/M.L.)
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| Droits de
reproduction et de diffusion réservés © Le Parisien
2005 |
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14 novembre 2007
Reprise de la navigation sur la Seine
à l’écluse du Coudray (Essonne)
La navigation sur la Seine, en amont de Paris, à l'écluse du Coudray a pu être rétablie
dans l'après-midi du lundi 12 novembre en mode dégradé (temps de passage à l'écluse ralenti)
et les agents de la Direction interrégionale de Voies navigables de France se sont
fortement mobilisés pour réparer les portes de l'écluse et parvenir à une remise en service semi-manuelle.
L'écluse du Coudray, au cours de ces dix derniers jours, a subi des pannes
successives importantes empêchant le fonctionnement normal des portes de l'écluse. Ces
incidents techniques, dus à la vétusté de cet ouvrage, ont entraîné trois jours d'arrêt de la
navigation. L’écluse du Coudray est située sur un itinéraire majeur d’approvisionnement de la
région parisienne et voit transiter chaque jour entre 50 à 70 bateaux pour un trafic
marchandises supérieur à 3,5 millions de tonnes annuelles et une activité de 682 millions de t-km,
soit 8,5% du trafic national (réf 2006). Ce trafic concerne principalement les matériaux
de construction (2,4 Mt), les céréales (882 600 t), les produits métallurgiques/ferrailles
(132 100 t) et les conteneurs (3 500 EVP) qui transitent par cette écluse, en liaison avec
les ports de la haute Seine.
En conséquence, Vnf s'engage à indemniser rapidement les mariniers concernés par
cet arrêt de la navigation dans le cadre des dispositifs en vigueur. Vnf a également mandaté
une entreprise pour effectuer une expertise approfondie permettant de rétablir au plus vite
un fonctionnement normal de l'écluse, en attendant la rénovation complète de
l’ouvrage.
Les incidents qui viennent de survenir sur l'écluse du Coudray montrent la fragilité
des ouvrages sur la Seine à l'amont de Paris. Ce constat a conduit Vnf à
engager un
vaste programme de rénovation, dans le cadre des Contrats de projets sur 2007-2013,
avec
le soutien financier de la région Ile-de-France. Ce programme prévoit la reconstruction des barrages du Coudray et des Vives-Eaux et
une première tranche d'une opération de rénovation de l'ensemble des écluses de la Haute-Seine pour un total de 80 millions d'euros. La rénovation des écluses est ainsi programmée
site par site en fonction de l'état des ouvrages, ce qui permettra à la fin de la période
une amélioration significative de la qualité de service et de la fiabilité de l'itinéraire. Cet
effort devra toutefois se poursuivre au delà de 2013 pour atteindre l'ensemble des
objectifs.
Côté barrages, les travaux de reconstruction de l'ouvrage du Coudray, également
considérés comme urgents au regard de l'état du barrage, débutent dès décembre
prochain pour une livraison en 2010 et intègrent la modernisation des automates de l'écluse
du Coudray. Viendront ensuite les travaux du barrage des Vives-Eaux pour une livraison en
2012-2013. En outre, la reconstruction du barrage de Beaulieu, situé à proximité du port
de Nogent-sur-Seine fait également partie des priorités d'intervention de Vnf et fait quant à
lui l'objet d'une aide financière de la région Champagne-Ardennes.
Le développement nécessaire du transport fluvial, identifié à l’occasion du Grenelle de l’environnement, suppose une poursuite volontariste du programme de fiabilisation et de modernisation du réseau navigable, notamment sur l'ensemble du bassin à l'amont de
Paris où la demande de transport est en forte croissance et le trafic en constante progression.
Corinne Spiner
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