Éducation nationale

 

École : la réforme Hollande se veut originale
 
Elle part de banalités pour conserver les tares d'un système condamné


 

L'objectif: mettre fin à l'échec sco­laire, faire en sorte que tout élève accède au « socle commun de connaissances et de compétences ». Qui n'y souscrirait pas?

Les moyens: renforcer l'investissement en fonction des « caractéristiques sociales du public accueilli », avoir « plus de maîtres que de classes ». Fort bien, sauf à savoir si l'on a l'argent qui va avec les moyens. Certaines mesures peuvent cependant passer pour ori­ginales : accueil des enfants de moins de 3 ans dans les « zones de grande difficulté scolaire », changement des rythmes hebdo­madaires et des vacances (raccourcies), formation des ensei­gnants à la communication, plus de devoirs à la maison.

Mais l'originalité est limitée: depuis des années, les réformes de ce type se sont succédées, et n'ont produit que du désordre. Que l'école ouvre ses portes plus tôt (alors que la France est déjà le pays européen le plus « avancé» sur ce point), que le nombre des maîtres ne cesse de croître (il y a aujourd'hui un ensei­gnant pour 14 élèves), que l'on enseigne la « morale républicaine» (qui a sans doute pour piliers la laï­cité et l'égalité), cela ne résoudra en rien le problème : un enfant sur trois ne sait ni lire ni écrire ni compter à la fin de J'école primaire.

La seule solution est dans la concurrence scolaire, la pos­sibilité d'ouvrir et de développer des établissements privés, d'accroître l'autonomie des établis­sements publics et de donner un libre choix de l'établissement aux familles, avec un système de bons scolaires pour les plus déshéritées. La vraie réforme est l'abandon d'un système jacobin, bureaucratique, la fin d'un monopole démesuré. C'est la mise en responsabilité de tous les acteurs, y compris les parents, aujourd'hui spectateurs impuissants voire même indifférents devant la carence d'un « ser­vice public» qui est pour eux, pour leurs enfants, un cadeau empoisonné. ·

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  8 mars 2011

Combien d’enseignants n’exercent pas devant les élèves ?

En 2005, un rapport de la Cour des comptes montrait que 97.000 personnes physiques sur un total de 803.000 enseignants du primaire et du secondaire n’enseignaient pas. Et c’est sans compter ceux qui, pour des motifs divers, se voient déchargés de (...)

     

Politique aléatoire, pas de ligne directrice, les ministres se succèdent, les réformettes portent leurs nom . Le mammouth recule devant les étudiants poussés dans la rue

En 2005, un rapport de la Cour des comptes montrait que 97.000 personnes physiques sur un total de 803.000 enseignants du primaire et du secondaire [1] n’enseignaient pas. Et c’est sans compter ceux qui, pour des motifs divers, se voient déchargés de certaines heures de cours qui leur sont pourtant payées. Qu’en est-il en 2011 ? Combien d’enseignants n’exercent pas devant les élèves ?

Cette brève répond à une question posée par l’un de nos internautes, suite à notre publication : "Éducation nationale : le Ministère peine à supprimer des postes"

En 2005, le Ministère de l’Éducation nationale et la Cour précisaient que parmi eux on trouvait 21.000 enseignants non payés par l’Éducation nationale (9.000 enseignants "en disponibilité", c’est-à-dire ayant décidé de quitter temporairement l’enseignement pour écrire un livre, élever des enfants, voyager... et 12.000 "détachés", travaillant pour les collectivités territoriales, la Culture ou l’Enseignement à l’étranger). 26.500 étaient, selon la Cour, hors secondaire ou hors ministère. Ils exerçaient en IUFM, faisaient de la formation pour adultes ou enseignaient en prison. Enfin, 18.000 exerçaient des activités pédagogiques mais hors présence dans une classe et 32.000 étaient "sans classe ni activité pédagogique".

Cinq ans plus tard, que sont-ils devenus ? Dans les chiffres qu’il communique chaque année, le Ministère ne donne pas le nombre total d’enseignants devant les élèves.

Dans un rapport [2] de mai 2010 la Cour des comptes montre que de nombreuses heures sont encore payées aux enseignants sans qu’ils soient occupés à enseigner devant leurs élèves ou à préparer leurs cours. Ainsi, à la rentrée 2009, ces « décharges de service » représentaient « 369.633 heures hebdomadaires, soit l’équivalent d’environ 20.535 emplois  » [3]. Sans compter que les rectorats ne contrôlent que peu ou pas les décharges horaires accordées aux enseignants. A Aix-Marseille, d’après la Cour, les « états de service » ne sont pas contrôlés depuis une dizaine d’années et ne sont utilisés que dans les cas de litiges relatifs au paiement d’heures supplémentaires.

« De nombreuses heures sont encore payées aux enseignants sans qu’ils soient occupés à enseigner devant leurs élèves ou à préparer leurs cours. »

Problème : ces décharges, qui datent pour certaines de 1950, sont parfois devenues totalement obsolètes, comme cette heure dite de « première chaire » (réduction de service d’une heure par semaine pour les enseignants en classe de 1ère), ou encore la réduction de service accordée aux professeurs

    Si tu savais Najat, comme on était fiers et heureux, nous les Rinaldi, les Fernández, les Ribolowski, les Sebban, les Ayache, les Piemontesi, les Van de Kerkof, nous les Bernstein, les Bogossian , les Campana, les Suchodolsky ... d’écouter, les doigts encore douloureux et engourdis par la bataille de boules de neige de la récré, notre maître d'école nous parler de nos ancêtres gaulois qui avaient combattu les armées de César à Alésia et de nos ancêtres Francs qui avaient fait de Clovis leur roi.
 
      
Si tu savais petite Najat, ministre inculte de l’Éducation Nationale, comme c'était bon, pour les petits français de neuf ans que nous étions, de faire mordre la poussière aux Anglais aux côtés de notre ancêtre Bertrand Duguesclin, connétable de France, de chevaucher aux côtés de notre ancêtre Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche.

      
Si tu savais prétentieuse Najat, toi qui reconnais ne lire qu' un livre par an mais traite les membres de l'Académie Française de "pseudo z'intellectuels", comme c'était pénible pour nous de souffrir en sonnant du cor avec notre ancêtre Roland le Preux, mortellement blessé à Roncevaux en assurant les arrières de Charlemagne, comme c'était grisant de partir pour les Croisades avec notre ancêtre Saint Louis, sans oublier les exploits de Charles Martel arrêtant les Arabes à Poitiers...

    
  Évidemment que nous savions, nous qui avions des noms si difficiles à prononcer ou à écrire, que nos héros n'étaient pas nos ancêtres et que nos ancêtres avaient eu d'autres héros....
        Mais c'était si bon de croire le contraire, rien qu'une heure par semaine.
        On était si fiers de faire partie spirituellement de cette Histoire là.

       Penses-tu, inculte, haineuse et revancharde petite Najat, que ton cerveau formé dans les années Mitterrand et lessivé depuis trente ans à l'eau de Javel de SOS racisme et de Terra Nova, sera capable un jour de comprendre cela ?

Monsieur Jean D'ORMESSON  Novembre 2016