| PERMIS
DE CONSTRUIRE ET ÉTABLISSEMENT FLOTTANT |
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Certificat
d'établissement flottants DDTM |

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DÉVIANCE
: PERMIS DE CONSTRUIRE ET ÉTABLISSEMENT FLOTTANT (28/09/2010)
Un maire de Bretagne s'obstine à exiger un permis de
construire pour un établissement flottant reconnu comme tel par la
direction départementale des territoires et de la mer DDTM. Le Tribunal
administratif de Rennes entretien ce litige en rejetant deux référés
contre l'arrêté interruptif des travaux. au motif "que le maire
de Saint-Thois était en situation de compétence liée" . Les
services transport et urbanisme se trouvent dos à dos dans le même
bureau, le préfet en est le patron. Juridiquement la maison flottante est
conforme à
l'article 9 de l'arrêté du 21 décembre 2007 relatif aux établissements
flottants naviguant ou stationnant sur les eaux intérieures, comme plus de 3000 bateaux-logements et établissements
flottants stationnant sur le domaine public ou privé de l'hexagone,
Aucun de
ces bâtiments n'est assujetti à un permis de construire.
Le blocage actuel qui fait suite à d'autres refus préalables est lourd
de préjudices, moraux comme financiers, pour cet artisan quimpérois de
51 ans. Un retour au bon sens s'impose rapidement. Retirer ou infirmer l'arrêt
interruptif est le premier pas pour éviter de cristalliser la faute
administrative. Car très vite se posera la question de savoir si ces refus
autoritaires, arbitraires, successifs du maire s'expliquent par son ego,
des frustrations du passé ou trahissent des manquements plus
graves.... à suivre. |
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| Qu'en dises les
médias locaux ? |
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Maire
: Monsieur Bernard SALIOU
1 Place de la Mairie 29520 SAINT-THOIS
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Bretagne
Maison flottante à Saint-Thois (29). Son projet
prend l'eau
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Daniel Juppin, Quimpérois de 51 ans, a un rêve:
ériger une maison en bois sur son plan d'eau de Saint-Thois. Les services
de l'État refusent de lui délivrer un permis de construire. Lui assure
que son projet, à l'arrêt, ne dépend que du droit fluvial.
Ce plan d'eau, ils en rêvaient. Lorsque
l'opportunité s'est présentée il y a dix ans à Saint-Thois, à
proximité du canal de Nantes à Brest, les Juppin n'ont pas hésité.
3.000m² d'étang en pleine nature, traversé par un petit ruisseau... Le
bonheur. Et même s'ils ont sué sang et eau pour dévaser, évacuer les
ronces ou stabiliser le site, ces Quimpérois n'ont jamais regretté leur
achat coup de cœur. Ne manquait plus qu'une maison dans leur petit
paradis. C'était sans compter sur le refus, il y a six ans, d'un permis
de construire. Motif: trop éloigné des zones urbanisées de la commune.
Qu'à cela ne tienne, le couple dépose un deuxième permis pour une
maison tournante, avec moins d'emprise au sol. Nouveau refus. Même un
stationnement pour caravane est rejeté. «J'ai cherché d'autres
solutions, je suis même parti sur une construction dans les arbres,
assure l'artisan de 51 ans. Et je suis tombé sur un constructeur qui réglait
tous nos problèmes». La solution miracle se nomme Batiflo, société
implantée à Pau (Pyrénées-Atlantiques), spécialisée dans les
constructions flottantes (maisons, routes, ateliers ou parkings) pour
zones à risques. Le projet se monte à 400.000 EUR pour une bâtisse
de180m². La famille Juppin se jette à l'eau. «Aucune loi ne précise
qu'il faut un permis de construire pour une maison flottante. C'est considéré
comme une embarcation», assure le père de famille qui brandit une
autorisation écrite des affaires fluviales et un certificat d'établissement
flottant.
Travaux suspendus depuis octobre 2009
En février, l'artisan présente son projet au maire et à ses adjoints et
assure qu'il n'a pas besoin de document d'urbanisme. Les élus posent des
réserves sur l'assainissement. «Pas de souci, répond-il, il y a une
station d'épuration autonome. Quatre cuves contenant 3.000 litres d'eau
de traitement avec des lampes à UV qui brûlent les bactéries. Ce qui
est rejeté est en qualité baignade». Daniel Juppin lance ses travaux
deux mois plus tard. Pose des huit flotteurs, du ferraillage, de la chape
béton et... plus rien. En octobre 2009, un arrêté municipal suspend les
travaux. Contacté hier, le maire, Bernard Saliou, assure qu'il n'a rien
contre ce projet. «Saint-Thois n'a pas le pouvoir de délivrer des permis
de construire, ils le sont par le préfet. J'ai seulement vérifié s'il
n'avait pas besoin d'autorisation. Les services de la préfecture m'ont répondu
qu'il fallait un permis de construire, me demandant de prendre un arrêté.
Techniquement, il peut faire une maison flottante mais, comme c'est écrit
dans son document des affaires fluviales, cela n'exonère pas d'être en règle
avec l'urbanisme». «C'est un projet novateur, autonome en énergie et on
se fait botter les fesses, peste l'intéressé. Ce n'est pas normal. Il
aurait été plus simple de me le dire dès le début». Chantier à l'arrêt,
ossature bois déjà livrée, Daniel Juppin n'entend pas en rester là. La
semaine dernière, le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa
demande d'annulation de l'arrêté. Le tribunal se penche toujours sur le
fond de l'affaire. Droit fluvial ou urbanisme? Le Quimpérois a son idée.
«Il n'y a pas de loi, c'est un plan d'eau privé, toute la législation
est à faire. À travers mon cas, on va créer une jurisprudence sur les
habitations flottantes». Son fils avait douze ans lors de l'achat. «Il
en a 22 aujourd'hui, il m'a bien aidé mais il désespère. Je ne sais pas
comment va finir cette histoire mais je suis décidé à me battre. On y
arrivera. La seule chose que je ne maîtrise pas, c'est le temps».
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www.le-buzz-immobilier.com/
.../maison-flottante-le-projet-prend-leau-
0032948 |
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Nouveau revers pour une maison flottante - Saint-Thois
mercredi 14 juillet 2010
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Maison flottante : le projet prend l’eau
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| Daniel Juppin, un habitant de Quimper contre
qui le maire de Saint-Thois a pris le 5 octobre 2009 un arrêté
prescrivant l'interruption des travaux entrepris pour son projet de maison
flottante, a été une nouvelle fois débouté par le juge des référés
du tribunal administratif de Rennes.
Le 3 mars dernier celui-ci avait en effet rejeté une première demande
de suspension de la décision du maire au motif qu'il fallait obtenir un
permis de construire pour ces travaux.
Daniel Juppin faisait état de deux éléments nouveaux. D'une part, un
arrêté du préfet du Finistère en date du 16 mars portant des
prescriptions particulières portant sur le prélèvement dans le cours
d'eau Le Moulin de la Roche.
D'autre part la délivrance, par la direction départementale des
territoires et de la mer, d'un certificat d'établissement flottant pour
la plateforme flottante qu'il veut réaliser.
« Ces deux documents sont relatifs à des législations
distinctes de celle de l'urbanisme et ne sont pas de nature à remettre en
cause l'appréciation portée par le juge des référés dans l'ordonnance
du 3 mars 2010 selon laquelle les travaux projetés requièrent
l'obtention d'un permis de construire», a dit
le juge.
Comme le code de l'urbanisme prévoit que « Dans les cas de
constructions sans permis de construire [...] le maire prescrira par arrêté
l'interruption des travaux [...] »
Le maire était donc en situation de « compétence liée ».
Il ne pouvait faire autrement. |
“Daniel Juppin, Quimpérois de 51 ans, a un rêve:
ériger une maison en bois sur son plan d’eau de Saint-Thois. Les
services de l’État refusent de lui délivrer un permis de construire.
Lui assure que son projet, à l’arrêt, ne dépend que du droit fluvial.
Ce plan d’eau, ils en rêvaient.
Lorsque l’opportunité s’est présentée il y a dix ans à Saint-Thois,
à proximité du canal de Nantes à Brest, les Juppin n’ont pas hésité.
3.000m² d’étang en pleine nature, traversé par un petit ruisseau…
Le bonheur. Et même s’ils ont sué sang et eau pour dévaser, évacuer
les ronces ou stabiliser le site, ces Quimpérois n’ont jamais regretté
leur achat coup de cœur. Ne manquait plus qu’une maison dans leur petit
paradis. C’était sans compter sur le refus, il y a six ans, d’un
permis de construire. Motif: trop éloigné des zones urbanisées de la
commune. (2003)
Qu’à cela ne tienne, le couple dépose un deuxième permis pour une
maison tournante, avec moins d’emprise au sol. Nouveau
refus. Même un
stationnement pour caravane est rejeté. «J’ai cherché d’autres
solutions, je suis même parti sur une construction dans les arbres,
assure l’artisan de 51 ans. Et je suis tombé sur un constructeur qui réglait
tous nos problèmes». La solution miracle se nomme Batiflo, société
implantée à Pau (Pyrénées-Atlantiques), spécialisée dans les
constructions flottantes (maisons, routes, ateliers ou parkings) pour
zones à risques. Le projet se monte à 400.000 € pour une bâtisse
de180m². La famille Juppin se jette à l’eau. «Aucune loi ne précise
qu’il faut un permis de construire pour une maison flottante. C’est
considéré comme une embarcation», assure le père de famille qui
brandit une autorisation écrite des affaires fluviales et un certificat
d’établissement flottant.” |
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Saint-Thois : le projet de maison flottante, à quai - Finistère
21
août 2010 |
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Depuis près d'un an, Christophe Juppin ferraille pour obtenir le droit de
construire une maison flottante sur son étang de Saint-Thois. Récit d'un
imbroglio juridique.
« Ce sera la première maison du genre en Bretagne : un
prototype d'habitat flottant, autonome en énergie et en assainissement »,
s'enthousiasme Christophe Juppin, un Quimpérois de 51 ans, à propos d'un
projet de maison flottante, initié en 2009 sur son étang de Saint-Thois.
Une habitation sans attaches au sol, qui ne nécessiterait pas selon
lui de permis de construire. « Elle est considérée comme
construction flottante non-naviguante et, à ce titre, relève du seul
droit fluvial », affirme son promoteur en brandissant une
autorisation des affaires fluviales de Nantes.
Pourtant, depuis octobre 2009, le rêve de cet artisan métallurgiste a
tourné court. « Le maire de la commune a signé un arrêté
interruptif des travaux qui m'interdit de poursuivre mon projet »,
se désole-t-il aujourd'hui en parcourant du regard le chantier en panne. «
J'ai assemblé les flotteurs en mai 2009, avant de les recouvrir d'une
dalle de béton de 210 m 2 le mois de
juin suivant. Mais, faute de l'accord du maire, la pose de la maison en
ossature bois, déjà livrée, n'a jamais pu se faire. »
150 000 € déjà investis
Depuis cette date en effet, le projet de maison flottante de Christophe
Juppin s'est transformé en véritable imbroglio juridique et en naufrage
financier. « Le tribunal administratif de Rennes a rejeté, le 3
mars 2010 et pour la 2 e fois, ma requête
en suspension de l'arrêté du maire », explique-t-il.
Plus embêtant encore, l'artisan a déjà investi 150 000 € de sa
poche sur les 300 000 € du devis présenté par Batiflo, une
entreprise spécialisée basée à Pau. « Ma résidence
principale de Quimper est désormais hypothéquée. Je ne peux plus la
vendre, tant que le chantier n'est pas terminé. »
De son côté, Bernard Saliou, le maire de Saint-Thois, ne s'explique
pas l'obstination de son administré. « Je l'ai reçu et entendu
en mairie. Mais je ne lui ai jamais donné d'avis favorable, même si, par
ailleurs, je trouve son projet intéressant », explique l'élu
en se retranchant derrière le procès-verbal d'infraction au code de
l'urbanisme, notifié par l'Équipement en avril 2009, et les règles de
constructibilité en vigueur dans sa commune. « À Saint-Thois,
on ne construit que dans des zones où existent déjà des hameaux de
quatre ou cinq maisons. »
Une jurisprudence à construire
Le projet de l'artisan quimpérois, désormais sous la menace d'une démolition
en cas de reprise des travaux, aurait-il définitivement pris l'eau ? Pas
sûr. « Il y a une imperméabilité entre les législations du
droit de l'urbanisme et du droit fluvial », explique pour sa
part Benoît Coussy, l'avocat de Christophe Juppin.
« Il y a des tas d'exemples en France, à Rennes et à Nantes,
de constructions flottantes qui n'ont pas nécessité de permis. C'est une
question de droit difficile et nouvelle, pour laquelle il n'y a pas de
jurisprudence, rappelle toutefois le défenseur. Mais je
ne vois pas le juge ordonner la démolition d'une construction flottante,
quand le droit de l'urbanisme parle d'immeuble. »
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Certificat
d'établissement flottants DDTM
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