Rencontre présentée par Nicolas BROCQ
Médiateur du patrimoine au Musée de la Loire
Place de la Résistance
58200 COSNE-COURS-SUR-LOIRE
Tel : 03-86-26-71-02 Tel/Fax : 03-86-28-00-54

Lundi 5 décembre 2005          Rencontre autour…

Du canal latéral à la Loire (1822-1838) : Digoin/Briare, 200 Km essentiels au commerce.
Qu’est-ce qu’un canal, si ce n’est, une succession de caisses d’eau plus ou moins longues, de forme immuable, de profil étudié et compensé par les écluses, et d’une alimentation proportionnée, comparable à une tuyauterie munie de robinets ? Cette définition d’Auguste MAHAUT, pourtant considéré comme le défenseur acharné et l’« apôtre des canaux » est volontairement réductrice. Il visait simplement, à faire prendre conscience au gouvernement de l’époque, de la simplicité et de l’intérêt économique de la construction de canaux, par rapport à un aménagement dispendieux, contre nature et aléatoire des cours d’eau.

Les difficultés de navigation en Loire (crue, étiage, glaces, sable…) et le besoin d’un moyen de transport fiable et régulier, dans un contexte industriel et économique florissant, rendront indispensable la construction de voies d’eau artificielles pour compléter le réseau français.

C’est à l’aube du 19ème siècle que va naître le projet du Latéral. Il sera finalement ouvert à la navigation le 1er mai 1838.

Il déroule aujourd’hui environ 200 Km d’un calme ruban d’eau, tout juste troublé par quelques colverts résidents ou par les manœuvres parfois maladroites de plaisanciers amateurs de tranquillité. Rendu à la nature et offert au tourisme nautique du fait de son faible gabarit (celui de 1879), il fait oublier son passé laborieux : plus de bruit de chargement et déchargement dans les ports, plus de bousculade au passage des écluses ou des bassins de jonction, encore moins de croisements délicats de péniches lourdement chargées et de halage animal… Mais où sont donc passées les 1 891 000 t. de fret qui empruntaient encore ce chemin d’eau en 1936 ? Sur le rail, sur la route… c’est plus souple et plus rapide ! Le canal avait éclipsé la Loire, au grand regret des mariniers. Il sera lui-même sacrifié sur l’autel du progrès à partir de la seconde Guerre Mondiale.

A l’écluse de Digoin, 2 800 bateaux de plaisances (seulement 30 bateaux de commerce) ont emprunté en 2005 ce qui reste encore le lien indispensable entre Rhône et Seine. Le signe d’une renaissance ?

 Cette dernière rencontre de l’année sera l’occasion d’évoquer, au fil de l’eau et à l’aide de nombreuses photographies et d’archives, ce canal, de sa construction à son utilisation.

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