Conférence présentée par Nicolas BROCQ  Médiateur du patrimoine
Musée de la Loire de Cosne

Place de la Résistance
58200 COSNE-COURS-SUR-LOIRE
Tel : 03-86-26-71-02
Tel/Fax : 03-86-28-00-54

Lundi 3 avril 2006
à 14h30 au Musée de la Loire de Cosne-sur-Loire
 
Rencontre autour…
des meuniers de Loire : moulins pendus et moulins bateaux en Loire
  Tous les historiens s’accordent à dire que la Loire était le fleuve le plus navigué de France. Il n’était donc pas rare d’apercevoir les silhouettes caractéristiques et graciles des gabarres, futreaux, sapines et autres inexplosibles. A trop parler des bateliers ou voituriers par eaux, ces coureurs des fleuves, ces aventuriers grands voyageurs, on en oublierait presque tout le petit peuple sédentaire, ancré aux rives du fleuve royal. D’autres embarcations, immobiles sur le chemin qui marche, colonisaient le fleuve et partageaient l’espace, non sans gêner ou empêcher parfois la navigation. Il y avait d’abord les bateaux-lavoirs, grosses barges ventrues échouées dans les villes, il y avait les toues-cabannées, ces maisons flottantes ou les bascules des pêcheurs… Mais il y avait aussi les moulins bateaux ou les moulins pendus qui, depuis le haut Moyen-âge, jalonnaient le fleuve parfois par dizaines.



Moulins pendus et moulins bateaux en Loire
Montage d’archives
18ème siècle

  Ils plongeaient leurs roues à aubes dans le fleuve, ils écrasaient sans relâche le grain et alimentaient ainsi en farine les populations locales. Ils étaient la propriété du Roi, du seigneur local, de l’abbaye proche ou d’un meunier au pied fluvial et faisaient partie intégrante de la vie du fleuve à une époque où on ne tournait pas encore le dos à la rivière. Occupant le domaine fluvial de manière permanente et pas toujours concertée, ils entraient alors en concurrence directe avec les autres utilisateurs du fleuve : pêcheurs, mariniers, tireurs de sable, lavandières, haleurs…. Aujourd’hui, 150 ans après leur disparition, bien peu de traces subsistent de cette activité jadis florissante.
Agrippés aux tabliers, aux arches des ponts, les moulins pendus avaient l’intérêt de pouvoir suivre le niveau des eaux au plus près des regroupements urbains.

  La Loire voie de communication, devint alors force motrice au service de la fabrication de l’aliment le plus consommé et le plus indispensable à la population : le pain. A côté des moulins à vent, nombreux mais pourtant considérés en terre ligérienne, comme auxiliaires à la meunerie hydraulique, les moulins de Loire étaient devenus les premiers producteurs de farine.

 Arrimés aux piles ou solidement ancrés en plein fleuve, les moulins bateaux offraient les mêmes avantages, ainsi qu’une mobilité parfaite, à la recherche des courants et des hauteurs d’eau efficaces.

C’est à cette évocation de la petite histoire de la Loire, que le Musée de la Loire de Cosne vous convie lors de cette nouvelle rencontre. Documents d’archives et photographies illustreront cette découverte des meuniers de la Loire.

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