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Communiqué de presse
Afin de défendre plus
efficacement les intérêts, jusqu'alors fortement malmenés, des victimes
des catastrophes aussi bien naturelles qu'industrielles, les associations,
qui ont vu le jour dans la Somme, en Île-de-France, dans 1'0uest de la
France, et à Toulouse ont décidé de créer une Union nationale des
victimes des inondations et des catastrophes - qu'elles soient d'origine industrielle
ou « naturelle » - dont le rôle sera, au plan nationale de coordonner
les actions, de partager l'information et les expériences, d'être une
caisse de résonance des efforts des associations locales.
Reposant sur une structure
décentralisée, cette union part d'une idée simple: si elles ont
des causes différentes -encore que, dans tous les cas, l'imprévoyance
des pouvoirs -publics en constitue la principale cause -, les inondations
de la Somme, de l'Ouest de la France ou encore l'explosion de 1'usine AZF
de Toulouse ont engendré des conséquences sociales et économiques
similaires, des besoins identiques pour leurs victimes. Ces dernières,
outre le choc psychologique causé par ces catastrophes, ont dû souvent,
et de surcroît, faire face aux pesanteurs politiques, aux cloisonnements
administratifs, aux lenteurs des procédures afin d'obtenir une juste
indemnisation et de procéder à la remise en état de leur habitation.
Pour beaucoup le combat n'est d'ailleurs pas à ce jour terminé, en
dépit de pourparlers et de tractations interminables avec les assureurs,
les élus locaux et les administrations. |
Nombreux , sont ceux qui se sont
retrouvés démunis, en termes de ressources mais aussi et surtout
d'informations, pour négocier d'égal à égal avec de tels
interlocuteurs, se révélant être souvent d'habiles manoeuvriers.
De ces combats individuels et associatifs au plan local ont donc émergé
le besoin et la volonté de s'unir au plan national afin de se poser en
interlocuteurs crédibles et forts, capables de s'imposer et de discuter
d'égal à égal avec les pouvoirs publics. C'est, semble-t-il, la seule
solution existante à l'heure actuelle pour que les besoins des victimes
soient enfin pris en considération, dans leur ampleur et dans leur
diversité, et afin que les pouvoirs publics se décident à agir
avec la diligence requise par des situations souvent dramatiques.
A l'avenir, cette Union apportera son soutien logistique et d'expertise
à toutes les victimes qui estimeront faire les frais de compromis politiques
et économiques qui non seulement (entravent la gestion efficace de telles
crises mais aussi compromettent la sécurité des citoyens et rendent ces
derniers vulnérables à des catastrophes qui n'ont bien souvent de
naturelles que le nom. L'Union espère ainsi acquérir un rôle d'impulsion
et d'initiation de mobilisations locales des citoyens victimes
potentielles de catastrophes.
Les journées du 2 et 3 février 2002, organisées à Abbeville et à
Amiens, verront se réunir pour la première fois les représentants des
associations et fédérations locales de la Somme, de Toulouse, de
l'Ouest, de l'Île-de-France dans le but de concrétiser cette nécessité
d'une action collective ferme, forte et déterminée. Il s'agira à cette
occasion de finaliser une déclaration commune, de rendre publique les
revendications, de fixer les actions à venir.
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